24 janvier 2009
Créateurs sans frontières
Onze artistes et créateurs qui se sont "particulièrement illustrés" l'an passé pour leur action en faveur du rayonnement culturel de la France seront récompensés par le trophée "Créateurs sans frontières", a annoncé samedi le ministère de la Culture.
Parmi les onze primés figurent: les écrivains Edouard Glissant et Jean-Marie Gustave Le Clézio, Prix Nobel de Littérature 2008; l'actrice Marion Cotillard (Oscar de la Meilleure actrice pour son incarnation d'Edith Piaf dans "La Môme") et la réalisatrice Agnès Varda; le producteur-réalisateur Luc Besson et l'artiste de variété Yaël Naim, dont le tube "New Soul" a fait le tour de la planète.
Anne Lauvergon, la présidente du groupe nucléaire français Areva, est également distinguée pour son "mécénat culturel", ainsi que les chorégraphes Dominique Hervieu et José Montalvo, l'architecte Dominique Perrault (notamment concepteur de la Grande Bibliothèque de France à Paris) et l'artiste plasticienne Annette Messager.
Le trophée leur sera décerné début février, à une date encore non précisée, par Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, selon le ministère de la Culture.
Créés en 2006 par l'organisme Culturesfrance (l'agence du ministère des Affaires étrangères pour l'action culturelle extérieure), les trophées "Créateurs sans frontières" ont déjà récompensé une trentaine de personnalités depuis, dont Bartabas, Jane Birkin, Christian Lacroix ou Ariane Mnouchkine.
Culturesfrance soutiendra en 2009 plus de 2.000 projets dans 150 pays, avec un budget de 30 millions d'euros, indique le ministère.
20 octobre 2008
Prix Constantin
Qui sera l'élu ?
Le Prix Constantin récompense
depuis maintenant six ans un ou une artiste dont le disque a été
produit en France, avec pour seule condition de ne pas être disque d'or
au moment de sa sélection. Cette année, la liste des dix artistes en
lice comporte une touche féminine très marquée, avec la présence d'Asa,
Barbara Carlotti, Cocoon, Moriarty, The Dø et Yael Naïm. Viennent
clôturer cette sélection Arman Méliès, Joseph d'Anvers, Julien Doré et
Thomas Dutronc.
La récompense suprême sera remise le 17 novembre lors d'une soirée
exceptionnelle à L'Olympia, durant laquelle chaque artiste interprétera
un titre de son choix en live. Présidé par Etienne Daho, le jury
délibérera et donnera le nom du lauréat 2008, qui succédera à Daphné,
auréolée du Prix Constantin 2007. L'heureux élu bénéficiera d'une
exposition médiatique accrue pour l'année à venir.
08 mars 2008
Yael Naim, Victoire de la musique
Pour sa victoire de la musique, je remets mon post du 18 décembre 2007.
Sa seconde vie
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Heureusement,
dans les Dix Commandements, un sauveur se présente en la personne de
Jean-Philippe Verdin, alias Readymade FC, qui grenouillait lui aussi pour
raisons alimentaires dans le peplum d'Obispo. Verdin propose à Yael de
chanter deux titres sur son album, Babilonia, complétant ainsi un casting
classieux où figurent déjà David Sylvian et Feist.
Elle hérite d’un voluptueux
The Only One et contribue à l’écriture de Slide, où elle investit déjà beaucoup
d’elle-même, comme un prélude au futur qu’elle songe alors à se dessiner,
conforme à son amour du folk vaporeux, de la pop d’orfèvre et du songwriting féministe. La
rencontre suivante, en 2004, achève de rendre ces désirs réalisables. David
Donatien, percussionniste abonné aux poids lourds de la chanson hexagonale
(Lavilliers, notamment), n’appartient pas à ce monde de délicatesse et de
frêles ombrages auxquels il va pourtant s’acclimater, première victime d’un
envoûtement désormais général. Mieux encore, David Donatien va devenir sans
précipitation un partenaire idéal, celui capable d’amener le professionnalisme
nécessaire à l’accomplissement des chansons sans rien ôter de leur frémissement
originel. Du coup, Yael tient à préciser en préambule que Yael Naim, c’est elle
et lui sur un même pied d’égalité. Un duo qui porte son nom pour des raisons
stratégiques évidentes.
Pendant
des mois, dans les quelques mètres carrés de l’appartement qu’elle occupe dans
le quartier de la Bastille, ils ont enregistré la quasi-totalité des pistes de
l’album, et le reste émane d’autres home-studios amis. Loin
pourtant d’un manifeste lo-fi ou d’une œuvre de chambre tubarde et
introspective, il souffle tout au long du disque comme un vent de plénitude, un
climat de chaleur domestique comme on en trouve chez Fiona Apple ou Aimee Mann,
sœurs d’âme évidentes de Yael Naim. Aux chansons en hébreu du départ,
émotionnellement les plus vibrantes, sont venues s’ajouter celles en anglais –
dont une reprise à nu du Toxic de Britney Spears – et ce Paris trilingue qui,
lors des premières parties de Vincent Delerm à l’Olympia, fit chavirer un
public qui ne s’attendait pas à une telle étreinte. Son tube actuel, New Soul,
à classer plutôt dans la seconde catégorie, lui est apparu après une
conversation avec une amie qui croit à la réincarnation. Sans préjuger des
forces de l’esprit, constater déjà qu’il existe une vie aussi radieuse après
Obispo est un motif d’immense réjouissance.
Yael Naim - New Soul [Live Taratata]
29 janvier 2008
Yael Naim




