19 septembre 2008
Faubourg 36
Classique !
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C’était le bon temps. Il y avait de braves gars. L’argot craquait sous la dent. Les p’tites femmes de Paris portaient des jupes
aussi légères que leurs cuisses. Le Front populaire lançait ses slogans. Après Les Choristes,
Christophe
Barratier a fait un film gentiment démodé, optimiste, du cousu main. On
est dans l’artifice, le conte de fées sauce Léon Blum, la référence aux
anciens. Les décors ressemblent à des décors, les agents sont en
pèlerine, les refrains rappellent Trenet, et l’héroïne a le charme
d’une Michèle Morgan. Les méchants sont très méchants, les gentils sont
gentils comme tout. Le pauvre Gérard Jugnot est privé de son fils, qui
joue de l’accordéon. Kad Merad est un imitateur calamiteux, tout fier
de ses vestes pas possibles. Clovis Cornillac a la clope au bec, une
gâpette à la Raymond Bussières. Ne pas oublier les syndicats, les
mouvements d’extrême droite. Le tableau est assez complet, avec
François Morel en patron de bistrot, Bernard-Pierre Donnadieu en
gangster saisi par le démon de midi. Il faut avouer que Nora Arnezeder
possède des atouts pour attendrir les plus endurcis. Tout cela finit
par des chansons...
PS : photo de moi !
