14 novembre 2007
Les bas-fonds
Bravo, le Suisse !![]()
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Et oui c'est bien le spectacle de ce cher ami Libou auquel Le Temps consacre aujourd'hui tout un article :
"Aujourd'hui, sauf exception trash, on aurait plutôt la douleur
minimale, le chagrin souterrain. Rien à voir avec Les Bas-fonds, de
Maxime Gorki, tels que mis en scène par Gisèle Sallin. Collant à
l'époque bohème de la pièce, début XXe siècle, la directrice du Théâtre
des Osses propose un spectacle où les oubliés de la société préfèrent
boire, crier et chanter leur désespoir. Très vieux style et bruyant.
Mais la fougue et le feu de cette option charment un public gagné par
le tonitruant tremblement.

Noyés dans la vodka
En tout cas, Gisèle Sallin ne tord pas le cou
aux auteurs, qu'elle sert plus qu'elle ne s'en sert. En metteur en
scène scrupuleuse, elle veille à conserver les pièces dans leur
contexte. Liesse ou détresse, chaque scène a son flot de rires et
de larmes noyé dans la vodka. Une sorte de théâtre ethnologique, donc,
plus attaché à l'origine du texte qu'à sa résonance actuelle (...)
Et puis, dans ce tohu-bohu très proche de la version
cinématographique de Jean Renoir en 1936, il y a Louka, pèlerin des
grands chemins, qui sème la compassion comme d'autres réclament du
pain. Sur la scène de Givisiez, le personnage devient féminin.
Véronique Mermoud lui prête son sourire apaisé et livre un plaidoyer
convaincant pour l'amour de son prochain. Elle enseigne aussi à la
clique d'ivrognes les vertus de la foi. Chez Gorki, en 1902, rien de
postmoderne: on vit encore dans l'attente d'un messie. Reste à savoir
si ce sauveur sera spirituel ou politique...
Associé aux Osses depuis plus de dix ans, le
Belge Jean-Claude de Bemels loge les déshérités, non dans la cave de
propriétaires usuriers, mais dans un théâtre à l'italienne désaffecté.
Avec son rideau rouge élimé et ses cinq fauteuils rescapés, ce décor
saisissant raconte autant le feuilleton des squats romands de cet été
que la fin d'un théâtre classique. «Allons-nous vers une perte
d'affectation, de sens et d'identité du théâtre?» s'interroge Gisèle
Sallin dans le dossier de presse. Pas vraiment le temps d'y songer.
Nastia, Pépel, Satine et les autres déboulent avec force cris véhéments
pour nous dire, nous chanter leur tourment"
.
Alors, Libou, enfin heureux ? Tu vois que la roue tourne ;-)
30 août 2007
Yes, peut-être
Libou, on pense fort à toi pour cette Première ;-)
Eclate-toi !
22 août 2007
Yes, peut-être
Duras chez les helvètes
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Dans cent ans peut-être, ou moins, ou plus, après qu’un continent civilisé aura sauté sur lui-même, dans un désert retrouvé, deux femmes se rencontrent. L’une d’elles trimbale avec elle un « objet » qu’elle veut jeter : le dernier guerrier sorti d’une « réserve de guerre ». Elles se parlent. Elles ont perdu la mémoire des évènements mais il leur reste celle de presque tous les mots.

Venez tous soutenir le blogueur Libou !
Quand ![]()
30/08/2007 au 16/09/2007
Descriptif ![]()
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Pièce de théâtre de Marguerite Duras jouée
par la compagnie Mladha et mis en scène par Mathieu Bessero
Manifestation d'intérêt national
Situation ![]()
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belle Usine 1926 Fully SUISSE
Renseignements ![]()
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Pièce jouée le 30 et 31 août, 1 et 2
septembre ainsi que le 6-7-8-9-13-14-15-16 septembre du jeudi au samedi à 20h30
et le dimanche à 19h00.
Mathieu Bessero Tél. 079 411 81 61 mathieu.bessero@bluewin.ch
10 juillet 2007
Festival d'Avignon
Tous sur le pont
Le festival d'Avignon fêtera ses 60 ans ce mois-ci. Derrière l'image du
Palais des papes, de la Cour d'honneur où flottent les fantômes de Jean
Vilar et de Gérard Philipe, derrière cette institution qui fut le
palais d'été de la culture française dans les années 1980, se cachent
plusieurs festivals. De la semaine d'art née en septembre 1947 au
festival d'aujourd'hui, il y a soixante ans d'histoire, de passion, de
querelles, d'évolution.
« Il était une fois un homme et une ville qui se rencontrèrent, s'aimèrent, se marièrent et eurent un enfant nommé festival», écrivait Jean Vilar dans un numéro de la revue Bref.
Une naissance de conte de fées. La réalité écorne la légende. C'est un
poète, René Char, auquel le festival rendra hommage cette année, qui,
replié dans le Midi, présente Jean Vilar à Christian Zervos, amateur
d'art. Ce dernier prépare une ambitieuse exposition d'art contemporain
dans la grande chapelle du Palais des papes.

Depuis 2004, un artiste associé est sollicité comme directeur artistique, pour inventer un programme qui comprend pas moins d'une cinquantaine de spectacles. Après deux chorégraphes, en 2005 et 2006, le metteur en scène Frédéric Fisbach a été retenu cette année. Il a évidemment choisi de célébrer René Char, en montant, dans la Cour d'honneur du Palais des Papes, Feuillets d'Hypnos – chronique poétique des années passées dans un maquis des Basses-Alpes pendant la guerrre. Frédéric Fisbach monte aussi Les paravents de Jean Genet, au Théâtre municipal d'Avignon
Claudel, Céline sont également à l'honneur
cette année, ainsi que le grand Shakespeare, dont Le Roi Lear, mis en
scène par Jean-François Sivadier, donnera le change à une autre pièce
du dramaturge anglais, Richard III, qui sera "librement adaptée" par le Flamand Peter Verhelst.
Parmi
les grands retours attendus pour cette 61e édition, celui de Jeanne
Moreau, qui fit ses armes au Palais des Papes en 1947 et lira cette
année, au côté de Sami Frey, Quartett, d'Heiner Müller. On attend aussi
la cinéaste Agnès Varda, que Vilar fit débuter comme photographe à
Avignon en 1948. Elle remonte, cette année, une exposition de 1991, Je
me souviens de Vilar en Avignon, et reprend son installation Hommage
aux Justes, présentée récemment au Panthéon, à Paris.
Un choix audacieux.
11 mai 2007
"La symphonie du Hanneton"
Sublime !
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Le théâtre de James Thiérrée ne se raconte pas, il se voit… et se savoure.
La Symphonie du Hanneton commence par la vision d'un jeune homme - James Thiérrée - qui se met rapidement en pyjama, se couche et s'endort, avant de pénétrer dans un autre monde, celui des rêves et des cauchemars. La lumière se rallume sur un dormeur agité, aux prises avec ses angoisses et ses fantasmes, et qui perd, sans s'en étonner, sa jambe, son bras, sa tête... Le spectateur est prévenu : impossible, dans ce qui suivra, de faire la part entre le réel et le fantastique, entre le quotidien d'un jeune homme étrange, et la valse folle de son imagination.

Pour assister à ce spectacle, le public, un peu désorienté, doit s'extraire des conventions et retrouver son âme d'enfant. Il s'agit de recevoir, de percevoir, plutôt que de comprendre.
En une heure et quinze minute, c'est toute la féerie du théâtre le plus délirant qui s'invite dans cette symphonie éperdue.
Chaque épisode vaut ici par son poids de féerie : le spectacle visuel et physique parle constamment à notre imaginaire. Révélation théâtrale aux Molières 2006, James Thiérrée, petit-fils de Charlie Chaplin, montre avec panache et sensibilité que le feu poétique légué par son ancêtre ne s'est pas éteint avec lui.
Bref, un pur délice !
17 avril 2007
Molières
Les comédiens à l'honneur
L'Association professionnelle et artistique du théâtre (APAT) a rendu publique,
lundi 16 avril, la liste des nominés de la 21eCyrano de Bergerac de la Comédie-Française arrive en tête
des nominations. La pièce d'Edmond Rostand figure dans sept catégories, dont
celle du meilleur comédien et de la meilleure mise en scène.
La Maison de Molière, premier théâtre de France, obtient au total 11
nominations puisqu'elle est également citée par deux fois pour Le Retour au
désert de Bernard-Marie Koltès et deux fois également pour Pedro et le
Commandeur de Lope de Vega.
La liste des nominations correspond globalement aux grands succès sur les
planches de l'année écoulée. La comédie musicale Cabaret aux
Folies-Bergère et la pièce Le Gardien d'Harold Pinter avec Robert Hirsch
figurent par exemple en bonne place, avec six mentions chacune.
L'Eventail de Lady Windermere d'Oscar Wilde, Chocolat Piment du
Théâtre La Bruyère, mais aussi Le Cabaret des hommes perdus et Marie
Stuart, portée par Isabelle Adjani sont également parmi les
favoris.
La cérémonie, retransmise en première partie de soirée (20H50) en
direct du Théâtre de Paris, durera environ 2H30 sous la houlette du réalisateur
Jérôme Revon, un spécialiste des émissions événementielles, avec comme fil rouge
les mots de Sacha Guitry, à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort.
Pour
donner du rythme à l'émission et réitérer le bon score d'audience de 2006 (2,41
millions de téléspectateurs, un record depuis 2001), les organisateurs ont prévu
de faire jouer des extraits de spectacles en direct, comme "Cabaret" ou la
"Joséphine" de Jérôme Savary.


