24 janvier 2010
Incident entre Bayrou et Elkabbach
L'émission "Le Grand Rendez-vous
Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France" a donné lieu dimanche à de vifs
échanges entre François Bayrou et Jean-Pierre Elkabbach, le président du MoDem
reprochant au journaliste de tenir des propos "pas respectueux" et de "polluer
l'émission".
Pendant l'entretien, M. Elkabbach a ironisé sur le fait
que le MoDem n'avait pas le vent en poupe actuellement dans les sondages en
lançant à M. Bayrou: "comme vous êtes un cinéphile, ça me fait penser à un vieux
film magnifique avec Alec Guiness +Noblesse oblige+: le bateau coule et le
capitaine salue et coule dans la dignité".
"M. Elkabbach, vos propos,
je regrette de vous le dire, ne sont pas respectueux. Nous avons autant
d'intentions de vote qu'Europe 1 a de parts de marché. De quoi vous nous parlez
?", lui a répondu François Bayrou. "Europe 1 est en train de monter, le MoDem
est en train de descendre", lui a répondu Jean-Pierre Elkabbach.
"Qu'est-ce qui vous permet de dire ce genre de choses ? Quelle autorité
a fait que M. Elkabbach peut se permettre de dire des choses comme ça ? Vous
vous rendez compte que vous polluez l'émission quand même ?", a alors lancé M.
Bayrou.
Bayrou met en cause l'indépendance des médias
19 janvier 2010
Gainsbourg (vie héroïque)
Alors que le 20 janvier prochain, "Gainsbourg (vie héroïque)" sort en
salle, la bande originale du film vient donner un avant-goût du projet
écrit et réalisé par Joann Sfar. Avec dans le rôle de l'homme à la tête
de chou Éric Elmosnino, cette autobiographie suit le parcours du
chanteur et musicien, qui a marqué plusieurs générations et qui fait à
présent partie du patrimoine culturel français. 
Le poète, qui défraya
la chronique pour ses textes parfois érotiques et son franc-parler, est
à présent remis au goût du jour par de nombreux artistes triés sur le
volet et rendant à leur façon un dernier hommage au maître.
Au cours des 43 plages de ce coffret de deux CD, la bande originale de
"Gainsbourg (vie héroïque)" tente de faire découvrir ou redécouvrir les
plus grands standards de l'auteur, réinterprétés par les comédiens du
long-métrage et réarrangés par des artistes différents pour chacun des
morceaux, tels que Gonzales, Dionysos, Zone Libre, Nosfell, Philippe
Katerine, ou encore Angelo Debarre et Albin de la Simone. Ce dernier
donne d'ailleurs le ton dès le premier titre avec "Taxi 69", un morceau
inspiré de "69, année érotique". S'en suit "Nazi Rock", "Bonnie And
Clyde", "La Javanaise", ou encore "La Coco", interprétés respectivement
par Eric Elmosnino, Laetitia Casta, Anna Mouglalis et Yolande Moreau.
Voilà un album original donnant envie de découvrir le film le plus
attendu de ce début d'année.
02 janvier 2010
Irm
Charlotte, ou le glamour pudique
Deux décennies pour se défaire de l’arbre généalogique. Un temps long pour sortir de l’ombre que le génie du père n’a cessé d’étendre sur elle. L’affaire Charlotte Gainsbourg pourrait au fond tenir en ces termes triviaux, qui quantifient la peine nécessaire pour alléger le legs musical laissé par un géniteur encombrant. Mettre fin, ne serait-ce que artistiquement, à la lourde filiation peut se résumer chez elle à un exercice gourmand en temps, à une démarche passible de brûler une partie de la jeunesse. Alors oui, Charlotte Gainsbourg a passé la moitié de son temps à essayer d’oublier. Alors que ses débuts musicaux se sont profilés en 1984, elle a peut-être atteint l’émancipation aujourd’hui, aux portes de la quarantaine. Son troisième album, IRM, arrive 25 ans après les sulfureux et troublants débuts que lui avait tracés son père Serge avec «Lemon Incest». Une éternité s’est depuis lors écoulée.
Elle aura été
nécessaire pour trouver le ton, les mots, des notes et surtout l’envie
de jouer dans le terrain que dominait son père. Il y a trois ans
seulement, le tournant s’amorçait déjà. Avec 5:55, la chanteuse prenait l’envol, se défaisait du raté de Charlotte Forever et
se retrouvait au centre d’un succès commercial inattendu: plus d’un
million de copies écoulées dans le monde. Voilà qui donne les armes de
la persévérance. Des armes particulières, à vrai dire, qui doivent
beaucoup à sa faculté de s’entourer d’artistes qui comptent pour donner
de la substance à ses albums, pour les générer et les habiller.
Le problème avec Charlotte, la chanteuse, est sans doute là. Car si l’actrice a fait largement ses preuves avec plus de trente films au CV, deux César et un prix d’interprétation féminine au dernier Festival de Cannes, le talent de l’intermittente de la musique demeure insaisissable, difficile à mesurer. Ainsi, les amateurs du septième art auront été bouleversés par sa performance dans l’éprouvant Antichrist de Lars von Trier. Et ils pourront encore se laisser subjuguer par son magnétisme dans la dernière œuvre de Patrice Chéreau, Persécution. Pendant ce temps, les mélomanes essaieront de saisir la valeur de cette voix diaphane et intimiste qui se greffe sur une musique venue d’ailleurs.
01 janvier 2010
Bonne année 2010 !
Bonne année 2010 !!!


