23 août 2009
Partir
Partir, pour ne plus revenir. Partir, pour enfin
vivre…
Suzanne, femme bien mariée à un médecin de province depuis
quinze ans, envoie valser sa petite vie confortable pour les bras "muy
calientes" d’un maçon espagnol. Sous cloche depuis trop longtemps, elle
est soudain bousculée par la passion et décide de retourner à l’air
libre pour respirer. Parce qu’enfin un homme la regarde comme un objet
de désir et non plus comme une chose. Telle une adolescente, elle va
s’abandonner au bonheur. Totalement, éperdument et dangereusement. Car
le mari trompé n’est pas prêt, lui, à la laisser partir.
C’est une magnifique et tragique histoire d’amour que nous conte avec Partir la réalisatrice Catherine Corsini (La Nouvelle Eve). A l’image de celles que vivaient les héroïnes qui l’ont fait rêver, Madame Bovary et Anna Karenine.
On sait le drame en marche, et on le sait inéluctable. Le coup de feu qui ouvre le film résonne comme la chronique d’une mort annoncée, et instaure d’emblée une tension. Pour souligner l’intensité de ses personnages, Catherine Corsini adopté une image sans effets, presque naturaliste. La caméra filme au plus près les corps et les visages, comme cherchant à saisir les émotions cachées au fond des yeux et à donner de la chair en captant le grain des peaux. Prise entre un Yvan Attal ivre de colère et un Sergi Lopez ivre d’amour, Kristin Scott Thomas irradie de bonheur, joue les femmes nouvellement amoureuses avec cette divine capacité à rendre vrais des moments simples de bonheur ou des instants volés d’intimité.
22 août 2009
Plouf !
Pas très à l'aise Chouchou et Carlita dans l'eau...

11 août 2009
L'écume amère
Si Boris Vian vivait encore, il
hallucinerait probablement sur la pauvreté artistique affichée de la
moitié des chanteurs contemporains. Car 50 ans après sa disparition ce natif
des Hauts-de-Seine reste
dans les mémoires comme un artiste prolifique attiré par tous les
domaines de la création (dramaturgie, poésie, peinture, cinéma...).
Référence à l'une de ses chansons célèbres, "On n'est pas là pour se
faire engueuler" est donc le titre de cette oeuvre très dense qui a
mobilisé des artistes impliqués et connus pour leur authenticité
créative. Regroupés en deux parties ("chansons probables" et "chansons
improbables"), ces morceaux étonnent autant qu'ils restent fidèles à
l'esprit un peu zinzin de Vian. C'est Katerine qui permet d'étayer ce
propos, à travers une session alcoolisée ("Je bois") composée en forme
de réflexion sur la vie. L'ambiance vire à la douleur quelques mesures
plus loin, sur une "Blouse du dentiste" bluesy agrémentée de la voix de
Maurane, terriblement caractérielle dans son rôle de malade inquiet.
Ouvert aux artistes évoluant aussi en dehors de la sphère musicale,
pourvu qu'ils soient authentiques, "On n'est pas là pour se faire
engueuler" met à l'honneur les voix graves d'une Agnès Jaoui intrigante
("L'année à l'envers") et d'une Jeanne Moreau poétique ("Que tu es
impatiente"), qui répondent à un Antoine de Caunes hystérique ("Cantate
des boîtes"). Au final, ce joyeux recueil de chansons, essais et autres
poésies rappellera aux anciens le personnage riche de Vian et donnera
l'occasion aux plus jeunes d'explorer l'univers d'un amoureux des mots,
qui disparut probablement un peu trop tôt.
Couac de la Rue89
C'est une publicité virale qui commence à circuler sur le net et qui a été remarquée par Guy Birenbaum sur son blog.
Une
publicité pour le site internet "Rue 89" qui reprend des "rumeurs" en
expliquant qu'il vaut mieux être certain de son information.
Seul problème, cette publicité en souhaitant dénoncer des rumeurs, n'hésite pas à en amplifier et même à en créer certaines.
Ainsi elle évoque "le fait que des avions n'auraient pas frappés les tours le 11 septembre à New York", mais la pub va plus loin et lance de nouvelles rumeurs: "Les
hamburgers contiendraient des excréments dans les fasts-food"
Où
les choses dérapent, c'est quand la pub pour Rue 89 s'attaque à des
personnalités... Ainsi, on évoque "l'appartenance du Président de la
République à la scientologie et le financement de sa campagne par cette
secte", mais de façon étrange le nom de Nicolas Sarkozy n'est pas
prononcé.
Mais il n'en est pas de même pour deux artistes dont
les noms sont balancés avec des rumeurs qu'aucun journal trash
n'oserait colporter: "Gérard Depardieu et Michael Douglas seraient
zoophiles !!! ".
Rue 89 protège le Président mais balance des
insanités sur les stars. Comme l'écrit Guy Birenbaum sur son blog:
"même lorsque l'on veut se jouer des rumeurs, les détourner, il en est
certaines que l'on manipule avec bien plus de précautions..."
Quand Hillary s'énerve
La secrétaire d'Etat américaine Hillary
Clinton a sèchement répondu lundi à Kinshasa à un étudiant congolais
qui lui demandait ce que pensait son mari, l'ex-président Bill Clinton,
de l'implication de la Chine ou de la Banque mondiale en RD Congo.
Arrivée
en début d'après-midi dans la capitale de la RDC, dans le cadre de sa
tournée dans sept pays africains, Mme Clinton a participé à une
rencontre-échange avec des jeunes Congolais.
Un étudiant a alors
pris le micro et, devant une foule stupéfaite, a demandé au chef de la
diplomatie américaine: "Il y a des +interférences+ de la Banque
mondiale et des Chinois... Que pense M. Clinton?", évoquant notamment
les contrats passés entre la Chine et la RDC.
Visiblement
irritée, Hillary, dont le mari Bill Clinton a été président des
Etats-Unis de 1993 à 2001, lui a répondu fermement: "Vous voulez savoir
ce que pense mon mari ? Mon mari n'est pas secrétaire d'Etat, moi oui.
Si vous me demandez mon avis, je vous le donnerai. Je ne vais pas
parler pour lui".
