29 mai 2009
Yodelice
Derrière ce pseudonyme se cache Maxim Nucci, réalisateur pour le groupe L5, issu de la télé-réalité ou encore pour Jenifer, la première gagnante de la Star Academy. Le chanteur semble s'épanouir dans le registre folk. L'opus compte dix chansons aux mélodies entraînantes, servies par un violoncelle, une batterie et des guitares sèches. Le très efficace et entêtant "Sunday with a Flu" devrait être l'un des jolis tubes de l'année.
Yodelice - Sunday With A Flu (Clip Officiel)
Commémoration du 6 juin 1944

24 mai 2009
Cannes
Allez, je parie que Charlotte aura la Palme ^^
17 mai 2009
Gran Torino
Clint au sommet
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Walt Kowalski, un homme pétri de préjugés vit seul dans un quartier peuplé d'immigrés. Il va pourtant se lier d'amitié avec un jeune garçon qui, sous la pression d'un gang, avait tenté de lui voler sa voiture.
Gran Torino après L'échange. Deux films dans la même saison. Trop
fort, le maître. Même Woody Allen le plus prolifique des réalisateurs
américains ne parvient pas à suivre le rythme. Pourvu que ça dure,
parce qu'à 78 ans Clint Eastwood n'a jamais été en aussi grande forme
cinématographique.
Il est devant et derrière la caméra. Il prête ses traits burinés à un certain Walt Kowalski, un ancien de la guerre de Corée fâché avec tout le monde. Sa famille qu'il ne fréquente qu'à l'occasion de rares obligations sociales. Ses voisins qui ont à ses yeux le tort de venir en masse de contrées asiatiques. Alors, sa femme qu'il vient d'enterrer le laisse seul avec ses préjugés, ses colères, ses récriminations. Avec aussi sa chienne Daisy et avec sa vieille Ford Gran Torino, prestigieux souvenir des années passées chez le constructeur automobile.
Il est insupportable, et on l'adore. Vieux bougon qui ronchonne à la moindre contrariété, tellement maniaque et coincé qu'il en devient touchant et risible: «Vous êtes marrant,» lui dit sa jeune voisine. «On m'a traité de tout mais jamais de ça,» réplique-t-il étonné. Mais ça y est, le contact est noué, et peu à peu le faux dur va se défaire de la cuirasse de ses certitudes. Il sait que la mort n'est pas loin de lui donner rendez-vous, mais il découvre à nouveau le seul bien-être qui soit dans l'existence en s'ouvrant aux autres et à lui-même.
Un tel cadre aurait conduit le jeune Eastwood, époque Inspecteur Harry, dans les pas d'un vengeur violent tirant sur tout ce qui le contrarie au nom de l'auto-défense. Mais on est ici dans un scénario subtil et habile, qui se faufile au coeur des sujets chauds de la société d'aujourd'hui, entre immigration, tolérance, violence. La tension est là qui s'installe, efficacement entretenue par une mise en scène habile à distiller des pauses d'humour pour désamorcer le drame naissant. Le récit nous offre la compagnie d'un homme qui cherche l'apaisement et la sérénité au moment de devoir rendre des comptes, à Dieu, à la société, à lui-même. « Je suis en paix, » confesse-t-il à ce prêtre qu'il est allé voir, juste pour tenir la promesse consentie à son épouse sur son lit de mort. Droit, magnanime, rigoureux, il accepte de se confronter à son passé pour expier la faute qui depuis le torture. Au plus fort d'une émotion dirigée avec pudeur et doigté, Clint Eastwood tout en humanité bouleversante décline l'essentiel des thèmes qui ont fait son cinéma. Et prend son rang dans le panthéon des maîtres.
16 mai 2009
Les larmes prouvent leur amour, elles n'apportent pas leur remède
William Shakespeare
09 mai 2009
Coeur de Pirate (sortie française)
A l'abordage !![]()
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"Un coeur de pirate, c'est un coeur qui même après avoir été piétiné à
maintes reprises peut encore aimer avec autant d'ardeur et de
confiance".
Voici comment ce petit bout de femme de dix-neuf ans aime à
décrire son univers artistique. Repérée aux Francofolies de Montréal
puis via ses compositions sur MySpace, la jeune artiste conte au
travers d'une douzaine de chansons ses déboires amoureux ("C'était
salement romantique") ou encore ses souvenirs de jeunesse ("Comme des
enfants"). Pratiquement accompagnée d'un seul piano, elle livre des
mélodies simples mais touchantes relevées par sa voix d'enfant.
Elle
s'offre même un duo avec le désormais incontournable Julien Doré dans
un sexy et désabusé "Pour un infidèle". Laissez-vous bercer par les
doux flots de Coeur de Pirate, vous ne le regretterez pas !
08 mai 2009
Lavilliers chante Ferré
Lavilliers qui chante Léo Ferré
? Si ce rapprochement entre ces artistes surprendra certains, les
connaisseurs sauront immédiatement faire le lien entre les deux hommes,
qui ne sont pas aussi éloignés qu'on pourrait le penser.
Fan de Ferré
depuis sa jeunesse - sa mère possédait des disques de l'artiste -
Lavilliers aura eu l'occasion de lui rendre hommage plusieurs fois
durant sa carrière, mais ce DVD enregistré en tournée est la première
oeuvre complète d'un chanteur-fan à celui souvent considéré comme le
plus prolifique auteur-compositeur-interprète francophone.
Lavilliers a ici laissé de côté son âme de voyageur pour s'attaquer à
un répertoire riche... et souvent émouvant. Poète éclairé, les yeux
grand ouverts sur le monde, Ferré avait parsemé son répertoire de
petits bijoux comme "La Mémoire et la mer", qui nous invite à écouter
nos sens. Le chanteur donne ici une nouvelle vie à ce titre, dans une
ambiance tamisée, qui contraste avec le dynamisme du titre "Monsieur
William". Aux côtés de l'Orchestre national de Lyon, Bernard Lavilliers
s'attaque aussi à la chanson-monument "Avec le temps", dont
l'interprétation et les images feutrées mettent la larme à l'oeil.
La bourde de l'Elysée
L'Élysée a commis une belle bourde historique, dans le dossier de presse remis aux journalistes à l'occasion de la célébration de la victoire des alliés sur le nazisme, le 8 mai 1945. Dans plusieurs documents, consultables également sur le site de la présidence de la République , les services de l'Élysée évoquent "les commémorations de l'Armistice du 8 mai 1945". Or, c'est un fait historique incontestable, il n'y a jamais eu d'armistice à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais bien une capitulation pure et simple, sans condition, des nazis, qui s'est produite en deux temps : au PC du général Dwight Eisenhower à Reims le 7 mai 1945 ; et deux jours plus tard, au PC du général Joukov à Berlin, en présence du général français de Lattre de Tassigny.

03 mai 2009
Suites américaines
«Cher amour, ne t’inquiète pas de moi. Je suis bien arrivée. Il y a
un peu de désordre mais la nourriture est très bonne. Surtout ne t’en
fais pas. Ça se passera mon cher aimé.»
La lettre date de juillet 1942.
Irène Némirovsky vient d’arriver au camp de Pithiviers, dans le centre
de la France. Elle a tout de suite été fichée: «Nom: Epstein née
Nemirovsky. Prénoms: Irène, Irma. Date de naissance: 11 février 1903 à
Kiev. Profession: Femme de lettres.» Sait-elle exactement ce qui
l’attend? Elle s’emploie en tout cas à rassurer son mari, Michel
Epstein: «Ça se passera…» Quelques mois plus tard, elle est déportée à
Auschwitz. Michel Epstein, désespéré, écrit à Otto Abetz, alors
ambassadeur d’Allemagne à Paris. Il fait valoir que sa femme «souffre
d’asthme» et qu’«un internement dans un camp de concentration serait
pour elle mortel». Il le sera.
Des documents officiels, des lettres, des carnets couverts de notes à l’encre bleue des mers du Sud, un sac à main, des plans pour des livres à venir, une carte du Musée Rodin, l’un de ses lieux parisiens favoris, et bien sûr la mythique valise ayant servi à transporter le manuscrit de Suite française…: telles sont quelques-unes des précieuses archives que l’on peut voir actuellement au Museum of Jewish Heritage de New York, dans le cadre d’une exposition intitulée Woman of Letters. Irène Némirovsky and «Suite française». Initialement prévue jusqu’en mars, cette exposition, victime de son succès, a été prolongée jusqu’au 30 août. Elle aura ainsi duré près d’un an. Un record pour un événement de cette nature aux Etats-Unis. Un fait marquant aussi, alors qu’au moment de sa préparation, en 2007, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme n’avait pas souhaité l’accueillir, arguant du fait que la romancière, dans les années 1930, aurait fait preuve d’une vraie ambiguïté à l’égard de l’antisémitisme.
Les Américains, quant à eux, ne se lassent pas d’entendre parler d’Irène Némirovsky. Quand ils découvrent Suite française en 2006, c’est «love at first sight», le coup de foudre. A peine le livre est-il publié par Knopf que les journaux s’enflamment. Presque trois pages dans la Book Review du New York Times, du jamais-vu! Irène Némirovsky fait aujourd’hui partie des rares écrivains français connus du très grand public américain, aux côtés de Camus ou de Proust…!
02 mai 2009
Déshabillez-moi
La chancelière allemande Angela Merkel est apparue en sous-vêtements mauves sur les murs d'Allemagne, a-t-on appris vendredi 1er mai.
A l'occasion d'une campagne publicitaire d'une marque de lingerie, la chef du gouvernement aux formes arrondies est apparue sur un panneau de 100 m2 déployé sur le Kurfürstendamm, les "Champs Elysées berlinois".
A ses côtés, des ténors de la politique allemande dessinés, eux, en boxers. Sur ses affiches, la marque de lingerie assure : "Nous faisons tout pour soutenir la demande" et "Le pays a besoin de nouveaux sous-vêtements".
La chancellerie n'a pas souhaité commenter cette action.
