12 septembre 2007
Buzz autour d'un livre
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Comme un fauteuil Voltaire dans une bibliothèque en ruines
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A ACHETER D'URGENCE !!!
Amis bloggers, faisons un buzz autour de ce livre géniallissime !
Parlez en autour de vous, dans vos blogs ! Il faut absolument que ce livre marche !
Merci à Mat, Antoine, Fabien, Samy , Maxime et Valentin d'avoir relayé ce post sur leur blog
Même Le Figaro est de la partie :
LA FORCE prémonitoire du 1984 d'Orwell ne s'est pas dissipée, par un coup de baguette magique, le jour où les régimes communistes ont commencé à s'effondrer. Peut-être même ce cauchemar s'est-il approché de nous dans le monde de l'économie toute-puissante et de l'effet de serre, du chaos social et de la surveillance numérique... En écrivain talentueux, Jérôme Leroy sait aussi que ce nouveau monde induit une attitude littéraire nouvelle. 
Au temps de George Orwell, pour révéler l'emprise menaçante de la société moderne, l'écrivain devait concevoir des fables extravagantes. Un demi-siècle plus tard, on dirait qu'il suffit d'exagérer légèrement la réalité qui nous entoure, ou de la projeter dans un futur proche, pour montrer combien cette folie est devenue ordinaire. Tel est, en tout cas, le constat dressé dans ce recueil de nouvelles d'anticipation : Comme un fauteuil Voltaire dans une bibliothèque en ruine, suite de destins brisés ou de tentatives de survie dans un avenir banal où il fait trente-cinq degrés en novembre... L'un des rôles de l'écrivain est de nous réapprendre à nous en étonner.
Je me rappelle avoir lu, voilà quelques années, un admirable roman de Leroy, Monnaie bleue, où les dérèglements climatiques figuraient déjà parmi les éléments du décor. Dans cette histoire d'amour, sur fond de guerre civile dans les banlieues, il faisait toujours un peu trop chaud ou un peu trop froid. Quelques voix du milieu littéraire m'expliquaient alors que Jérôme Leroy avait du talent, mais qu'il s'agissait d'un « écrivain de droite »..., et cette notion m'avait laissé perplexe, en regard de ce qu'il écrivait. Faut-il désormais être de droite pour critiquer si sévèrement le capitalisme moderne (en un autre temps, on aurait plutôt qualifié Leroy de marxiste) ?
Faut-il être de droite pour écrire simple, clair, rapide, d'une plume qui parle et vous emporte (quand la littérature « de gauche », probablement, préfère les sophistications d'écriture, le narcissisme et l'absence de récit) ?
Orwellien ou banal ?
Faut-il être de droite pour faire passer cette terrible mélancolie et le sentiment qu'un monde d'avant est en train de disparaître (celui du vin, de l'amour, des livres, de la nostalgie) ? Voilà des classifications littéraires qui m'échappent ; même si Leroy manque évidemment d'optimisme : dans la nouvelle qui ouvre ce recueil, un protagoniste soupçonne qu'on implante, depuis la fin du XXe siècle, une puce dans le crâne des citoyens afin de créer « un homme nouveau, un homme qui ne se révolterait pas dans un monde de plus en plus fou. Un homme qui accepterait de vivre dans des zones pavillonnaires et de participer à des émissions de télé-réalité, un homme qui apprécierait de passer ses week-ends dans des centres commerciaux et serait convaincu d'en être heureux. »
La critique sociale est peut-être une vieillerie. Elle inspire heureusement cette galerie de portraits où, parfois, une femme d'affaires moderne décroche pour changer de vie, mais se voit rattrapée par les services spéciaux, inquiets de toute velléité de révolte. Ailleurs, des jeunes gens qui aiment faire l'amour « en vrai » (sans recourir aux « pornogiciels ») provoquent d'inexplicables tremblements de terre ; d'autres se font arrêter puis relâcher sans raison, dans le cadre de la lutte antiterroriste.
Orwellien ou banal ? On ne sait plus. Beaucoup de textes sont brefs, quelques-uns divisés en épisodes. D'une intrigue à l'autre, on retrouve certains objets (les « drones » qui tirent à vue sur tout individu suspect), certains personnages (le commissaire Borgès), un même décor (ces hordes déclassées qui rappellent La Nuit des morts-vivants). Autant de correspondances font de ce livre noir plus qu'un recueil de nouvelles, même s'il ne s'agit pas exactement d'un roman. Dans ses tableaux d'anticipation, Leroy choisit en effet de tout focaliser sur les rapports de force entre l'individu, le pouvoir et l'histoire. Mais il sait aussi faire primer la fantaisie du récit sur la vision politique, n'hésitant pas à convoquer quelques fantômes de 1914-1918, baïonnette au canon, venus régler leurs comptes aux obsédés du changement. On sent ainsi continuellement, chez cet écrivain, une sensibilité au monde réel capable de se déployer dans l'imagination, ce qui est la plus rare qualité des romanciers français d'aujourd'hui.
Commentaires
ça fait envie mais s'il est vraiment de droite et compte tenu du fait que je suis très sectaire, je n'ai pas envie de l'acheter... Y a pas moyen de le télécharger ?^^
PS: Euuuh... J'ai un doute... C'est une vraie critique du figaro ? Nan parce que la phrase "quand la littérature « de gauche », probablement, préfère les sophistications d'écriture, le narcissisme et l'absence de récit" est vraiment énorme !^^
Et en plus on peut le commander direct sur la fnac en cliquant sur le livre dans la colonne de gauche ;-)
Rhaaa, mais NON, arrêtez, ce livre et son auteur ne sont PAS de droite. Du tout. En vrai. On parle de littérature, là, je vous rappelle, en plus. Et quand bien même ils... mais NON!!
Bref, le livre est splendide, really. Et plus antilibéral, antimarchand, tu meurs.
Voilà.
Mais on a déjà fait des critiques légèrement plus développées que ce com pourri et strictement amoureux sur notre (joli) blogue.
PS: l'article de Duteurtre explique précisément que Leroy n'est pas de droite et que ces polémiques sont vaines. C'est comme si on disait que Nimier, Morand ou Céline étaient de... Nan, oubliez-moi.
Vous aimez les Moissonneuses?
Vous aimiez les humains?
Vous aimerez Comme un fauteuil Voltaire dans une bibliothèque en ruines.
Moi quand j'apprécie un livre , je ne cherche pas à coller "gauche" ou "croite". Je ne demande que de faire l'expérience de ses idées.
Ce que je lis dans le billet m'intéresse, parce que moi aussi, comme être humain,je me demande plein de choses sur notre époque.
Merci, Va, pour ce billet ;)
Il n'est plus à la FNAC, c bon signe, non ?
Pufff... Je l'ai mis en lien sur mon blog mais j'aimerai bien recevoir un exemplaire gratuit en échange... C'est possible JSA ?
Et pourquoi ils sont vraiment trop cons au Figaro ? Plus je lis la critique et plus je la trouve puante !
JSA
Y a un pbm pr trouver le livre !
Bonjour V33,
J'espère que ce livre marchera, pour ma part je le met sur ma liste de livre à lire! en attendant, je lui ai fait une place sur mon blog.
À la prochaine!
Samy
Ben moi je l'ai trouvé le livre ;-)
C'est vrai que ça donne envie...
Vais faire un tour en librairie.
Wow
Il est trouvable sur Amazon et sur le site de la Fnac, je pense. Il semble que l'éditeur ne s'attendait pas à un tel succès. Thanks, VA33!!
Quant aux exemplaires gratuits, laissez-moi en causer avec l'auteur... Je négocie ce que je peux.
Succès
Mais c'est pas fini, on continue le buzz !
Pour ceux qui veulent coller un petit exemplaire du livre sur le blog, j'ai un code html y a qu'à demander !
Great
Ben chez nous ça ferait un peu bourrage de crâne, et autopromo, déjà qu'on en cause tout le temps... Question d'étique.
J'attends la sortie du prochain (dont j'ai déjà mon exemplaire et que j'ai lu depuis un bail) pour rebalancer un post. D'autant que le prochain va frapper TRES fort.
Et bien
on est là pour relayer le prochain aussi !
Gracias
Et là, on est en train de se faire insulter chez le gros con et je fais un post de contre-attaque.
LIBOU...
... mon ami, tu es de retour :-)
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