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05 janvier 2007

"Le violon"

La voix des paysans mexicains

Quelque part dans la campagne mexicaine, un village dont les paysans, « olvidados » rebelles, mènent la guérilla contre la dictature qui les maintient dans la misère. Don Plutarco y chérit son violon, qui fait danser les filles les soirs de fête et lui procure quelque argent lors de ses incursions en ville. Quand l'armée attaque le village, y met le feu et exécute les meneurs, les survivants s'enfuient dans la forêt. Là encore, tandis que son fils Genaro organise la riposte, le vieux Don Plutarco, qui garde auprès de lui son petit-fils Lucio, sort son archet pour lui faire oublier, à lui et à ses compagnons, que « Dieu a mis dans les hommes l'envie et l'ambition » et leur a dit de se battre, et que pour « les hommes véritables », qui ne l'ont pas voulu et ont trop attendu, « la terre est devenue tristesse ». Mais, désormais, ils luttent. Et pour cela, il faut récupérer les stocks d'armes restés cachés au village. C'est Don Plutarco qui y parviendra. Il achète une mule et va, tous les jours, endormir la méfiance de l'officier qui surveille la place en jouant pour lui du violon...

Francisco Vargas renoue dans « le Violon » avec le cinéma engagé cher au Chilien Miguel Littin ou à l`Argentin Fernando Solanas. Il trouve en Don Angel Tavira (prix d`interprétation à Cannes dans la sélection Un certain regard) un acteur d`autant plus étonnant qu`il n`est pas professionnel. Ce film au noir et blanc superbe confirme le renouveau éclatant du cinéma mexicain et impose Francisco Vargasen compatriote surdoué d`Alejandro González Iñárritu (« Babel »), Guillermo del Toro (« le Labyrinthe de Pan »), Alfonso Cuarón (« Children of Men ») et Carlos Reygadas (« Batalla en el cielo »).

Posté par va33 à 18:02 - Film - DVD - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires

    Renouveau

    Le Mexique est un pays qui redevient de plus en plus intéressant en matière de cinéma. Certes, il y a, comme partout, de grosses daubes. Mais quand même, voici qu'après la trilogie de Inarritu ("Amours chiennes", "21 grammes", "Babel"), après "Japon" de Carlos Reygadas, sort "Le violon" de Francisco Vargas : 5 films de très, très grande qualité. L'histoire du "violon" ? Sous un régime miltaire, un vieux joueur de violon se retrouve contraint de donner des leçons de violon à un gradé sanguinaire. Dans un sens, cela l'arrange un peu car il peut en profiter pour passer des munitions vers la guérilla. Ce film, présenté à Cannes 2006 dans la sélection "Un Certain Regard", est réalisé dans un très beau Noir et Blanc, l'interprétation est excellente et le récit passionnant. Que demander de plus ?

    Posté par F.L., 05 janvier 2007 à 20:23
  • Magnifique

    Le 2007 commence avec un film n&b magnifique.L'histoire des gens qui cherchent de protéger leurs terres.La musique qui pousse encore à espérer de l'avenir.Trois hommes,le grand-père (le passé),le père (le présent) et le petit-fils (l'avenir).Tout passe à travers le violon.Cette histoire des gens simples mais avec une grande force d'agir contre les forces qui veulent dominer les autres.Les plans sont magnifiques,un grand travail du chef-op. Bonne année à tous.

    Posté par Totoche, 06 janvier 2007 à 14:56
  • Hypnotique

    Bel objet esthétique, "le violon" oublie malheureusement d'être autre chose qu'une succession de photographies poseuses d'où la vie semble totalement absente. Alors que le cinéaste s'évertue à filmer des choses dures, on ne ressent strictement rien devant cet étalage complaisant de "belles" séquences. Le sujet, pourtant intéressant, n'est finalement qu'effleuré dans cette oeuvre à la lenteur hypnotique. Narrativement pauvre, le film se perd dans des digressions inutiles et finit par franchement ennuyer. Pas de quoi fouetter un chat !

    Posté par Paco, 10 janvier 2007 à 14:34
  • Bel objet esthétique, "le violon" oublie malheureusement d'être autre chose qu'une succession de photographies poseuses d'où la vie semble totalement absente. Alors que le cinéaste s'évertue à filmer des choses dures, on ne ressent strictement rien devant cet étalage complaisant de "belles" séquences. Le sujet, pourtant intéressant, n'est finalement qu'effleuré dans cette oeuvre à la lenteur hypnotique. Narrativement pauvre, le film se perd dans des digressions inutiles et finit par franchement ennuyer. Pas de quoi fouetter un chat !

    Posté par c ki, 13 janvier 2007 à 15:54

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