28 juin 2009
Izia
Si Izia n'était pas la fille de Jacques Higelin, il serait tout de même amplement justifié de lui consacrer un post. Du haut de ses 18 ans, la demoiselle envoie comme Janis Joplin dans les années soixante. Elle est dotée d'un coffre hallucinant, une puissance vocale exceptionnelle pour un si petit gabarit mais surtout la chanteuse possède un grain de voix à vous retourner les entrailles.
Plus qu'une ascendance prestigieuse, Izia dispose dans ce premier album d'une arme redoutable : Let me alone, tube imparable d'émotion et d'énergie. Le genre de mélodie taillée pour vous hanter toute la journée. D'autres titres comme Blind et son introduction très Red Hot Chili Peppers, ou encore Back in town et Life is going down se révèlent particulièrement convaincants.
En revanche, si Izia n'avait pas été la fille de Jacques Higelin, il est moins évident que la belle eut pu sortir un tel album sur une major. En France, le rock à guitare se vend peu et une tripotée d'artistes dans la même mouvance (The Elderberries, par exemple) rêverait de la même exposition. Si le disque distille des compositions idéales pour ambiancer un pub et capter l'attention d'une audience avinée, on aurait aimé un peu plus de nuances en studio. Avec systématisme, la voix d'Izia s'abîme dans des cris viscéraux sous fond de guitares crasses. D'autant que loin des déflagrations ravageuses quelque peu lassantes, la chanteuse excelle dans le registre en demi-teinte. A la croisée du rock et de la soul, The Light ou Sugar cane apportent quelques bienheureuses modulations.
Le piston n'est énervant que lorsqu'il privilégie les incompétents. Avec ce premier album d'Izia, c'est loin d'être le cas. En revanche, le système médiatique reste lui toujours aussi injuste...
IZIA "Let me alone" en Live au Nouveau Casino
Jeff Buckley inédit
Les fans les plus assidus connaissaient déjà le morceau, sous diverses formes non officielles, les autres peuvent le découvrir dans l'instant : une chanson "inédite" de Jeff Buckley, décédé mais pas encore tout à fait mort, a fait son apparition sur la bande-son du film My Sisters's Keeper.
Reprise d'Elton John, comme quoi tout arrive dans la vie, le titre en question s'intitule We All Fall in Love Sometimes et s'écoute à cette adresse.
23 juin 2009
Buzz du moment
Cocasse Malamine Koné, fondateur d'Airness et ancien boxeur, équipementier de footballeurs qui manque de force pour ouvrir sa bouteille de jus de fruit ? Ridicule Catherine Rambaud, PDG des chaussettes Olympia qui, animant une réunion, voit son siège dévisser au point de la rabaisser au niveau de la table, presque à hauteur des pieds de ses interlocuteurs ? Ces pontes de l'économie ont accepté de se tourner en dérision dans deux spots de l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) qui accorde des microcrédits aux créateurs de sociétés en mal de prêt bancaire. «Les patrons sont des gens comme vous, alors pourquoi ne pas faire comme eux ?», exhorte le slogan de la publicité.
19 juin 2009
Est-il
absurde de désirer l’impossible ?
Vaste sujet, j'aurais bien aimé tomber
dessus il y a longtemps à l'époque de mon bac....
16 juin 2009
Un an de plus
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passait
(...)
Sous le pont Mirabeau coule la
Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.
15 juin 2009
Milow
Jonathan Vandenbroeck, alias
Milow, veut prouver que la musique belge ne s'arrête pas qu'à dEUS ou
encore Jacques Brel. Après un premier opus, "The Bigger Picture",
plutôt passé inaperçu dans nos contrées, il fait un retour remarqué au
début de l'année 2008.
A la demande d'une radio belge, il reprend, en
totale improvisation live, "Ayo Technology" de 50 Cent. La machine
s'emballe alors lorsque le très people Perez Hilton et Kanye West
postent sur leurs blogs respectifs le clip du morceau. Désormais connu
au delà de ses terres natales, Milow est prêt à conquérir de nouveaux
coeurs...
Car d'amour, de passion, de regrets ou encore d'espoirs, il en est
question tout au long de ce disque, tour à tour mélancolique, enjoué,
voire fataliste. Passé "Ayo Technology", abondamment diffusé sur les
ondes, "One Of It", "The Ride" et "Coming Of Age", laissent entrevoir
une sensibilité à fleur de peau et une plume acérée, à l'image des plus
grands songwriter pop/folk de la planète. Cet opus regorge de ballades
ensoleillées et de douces mélodies, qui devraient sans mal emporter les
âmes les plus sensibles, comme ce "Darkness Ahead And Behind". Milow
pourrait bien être l'une des coqueluches de l'été 2009 et continuer
d'apporter un souffle de fraîcheur jusqu'à l'automne prochain, et bien
plus encore...
